Le Docteur Badelon a consacré sa carrière aux enfants, d'abord à l'Hôpital Bretonneau puis à l'Hôpital Robert Debré à temps plein, puis à mi-temps avec une activité libérale à l'Hôpital américain de Paris, en participant à la création de l'Unité de pédiatrie, et à la Clinique Nollet puis à la Clinique La Montagne, ce qui lui a permis d'être accessible pour tous et d'adapter sa prise en charge.
Il a acquis une expertise dans presque tous les domaines de sa spécialité, de la microchirurgie à la chirurgie lourde de la colonne vertébrale, en particulier en arthroscopie, dont il a été le promoteur chez l'enfant dans les années 1980-1990. Ses travaux scientifiques lui ont permis de devenir très jeune membre des principales sociétés scientifiques de sa spécialité, françaises et internationales, notamment de la Pediatric Orthopaedic Society of North America et de l'European Paediatric Orthopaedic Society.
Pour lui, la chirurgie n'a jamais été une priorité ni une finalité et il a mis au point des protocoles non chirurgicaux, en particulier dans la traumatologie sportive et les déformations de la colonne vertébrale et du thorax, avec des corsets grâce à une collaboration continue avec PROTEOR.
À côté de cette activité, il a essayé d'agir depuis 1980 pour faire évoluer l'Hôpital et le système de soins, et d'une façon générale la société, en défendant les valeurs humanistes et républicaines avec lesquelles il a été éduqué, où pour lui : « liberté rime avec responsabilité, égalité des chances avec égalité en devoir, fraternité avec générosité et respect. »
Il a été mis à la retraite de l'Hôpital Robert Debré à Paris en 2018 contre sa volonté pour laisser la place aux plus jeunes, en continuant à soigner en libéral à la fois en région parisienne, à l'Hôpital américain de Paris et à la Clinique La Montagne, et aussi en Bretagne avec une consultation d'expert à Vannes pour combler un « désert médical » de sa spécialité, étant le seul dans tout le Morbihan.
Ayant quitté l'Hôpital américain de Paris, il a ouvert un nouveau site de consultation au centre de Neuilly-sur-Seine et à La Trinité-sur-Mer en complément de Vannes, pour continuer à consulter tout en pouvant recommander les meilleurs chirurgiens de son réseau en cas de besoin.
Dr Olivier Badelon
Chirurgien orthopédiste pédiatrique en Île-de-France et en Bretagne
Expérience professionnelle
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Après avoir été mis à la retraite de l'Hôpital Robert Debré en novembre 2018, le Docteur Badelon a continué une activité en libéral, partagée entre la région parisienne et la Bretagne.
Confronté à la fermeture de la Clinique La Montagne de Courbevoie, dont les activités ont été regroupées par Ramsay Santé à la Clinique Lambert de La Garenne-Colombes, et ayant atteint la limite d'âge de 70 ans du règlement interne de l'Hôpital américain de Paris, il a décidé d'arrêter son activité chirurgicale pour continuer à consulter, aussi bien en Bretagne, où il est le seul de sa spécialité en dehors de l'hôpital, qu'à Neuilly-sur-Seine, dans un local personnalisé, pour continuer à soigner les enfants qui viennent le voir de toute la région Île-de-France et de bien plus loin, en prenant garde à adapter ses honoraires aux possibilités des parents comme il l'a toujours fait.
Ce nouveau local de consultation est dédié à l'orthopédie pédiatrique, au centre de Neuilly-sur-Seine, à proximité immédiate de la station de métro « Les Sablons » et d'un nouveau parking Indigo en bordure nord de l'avenue Charles de Gaulle.
Il continue à prendre en charge les suites d'accident et les pathologies chroniques, en particulier les douleurs et les déformations des membres et de la colonne vertébrale, avec des protocoles qui évitent le plus souvent la chirurgie, en particulier grâce à une collaboration étroite avec PROTEOR pour les traitements par corsets.
Ceux qui le connaissent déjà savent qu'il fait toujours un examen complet systématique afin de dépister les anomalies susceptibles de déclencher des pathologies invalidantes.
Il conseille les enfants dans leur pratique quotidienne et sportive, car cela fait partie d'une démarche préventive à laquelle il attache beaucoup d'importance.
L'expérience acquise lui permet le plus souvent d'éviter les interventions chirurgicales, tout en pouvant recommander les meilleurs chirurgiens de son réseau en cas de besoin.
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L’EPOS est une société qui a été créée par Henri Bensahel à Paris en janvier 1981 lors d’une première réunion de travail dans son service à l’Hôpital Bretonneau avec J. Sharrard, J. Baumann, J. de Mesquita Montès et D. Tönnis. Les statuts furent déposés un an plus tard, faisant de cette société l’une des premières en Europe dans le domaine médical. Elle a grandi très rapidement avec une extension tout autour de la Méditerranée, bien au-delà de ce que le Docteur Badelon avait imaginé en proposant cette idée à Henri Bensahel.
En effet, il est fier d’avoir probablement provoqué Henri Bensahel en lui parlant d’Europe quand ils se sont rencontrés pour la première fois dans le bureau de ce dernier, car il était à la recherche d’un poste d’assistant et Henri Bensahel en avait besoin pour prendre en charge la chirurgie de la scoliose dans son service. Le Docteur Badelon en avait déjà parlé avec Jacques Duparc et Pierre Rigault, car il ne comprenait pas pourquoi il n’existait pas de société européenne comme il en existait en Amérique du Nord. H. Bensahel a été le premier à réagir. J. Duparc l’a fait quelques années plus tard en créant l’EFORT avec son collègue anglais Michael Freeman.
Il a été très occupé pour seconder Henri Bensahel pendant les premières années et il n’est devenu membre à part entière de l’EPOS qu’en 1995, parrainé par Klaus Parsch et Alain Dimeglio, après avoir présenté plusieurs communications.
Treatment of Congenital Hip Dislocation in Babies by Pavlik harness, Budapest, 1987
Inclination of the talus before birth. Report of an anatomic study of 10 foetuses, Amsterdam, 1988
Early surgical management of complete congenital fibular deficiency with repeated lengthening before the school-age: preliminary results of an original procedure, Bruxelles, 1995
Early surgical management of complete absence of the femur with iliac acetabuloplasty and rotationplasty at the walking-age, Göteborg, 1999 -
C’est Henri Bensahel qui a permis au Docteur Badelon d’entrer dans cette société prestigieuse en présentant l’un de ses premiers travaux de niveau international à Toronto en 1987, et en le soutenant pour qu’il présente lui-même à Colorado Springs l’année suivante, ce qui lui a permis de devenir à l’époque le plus jeune membre français. Il fallait participer régulièrement à leur congrès annuel, ce qu’il a fait jusqu’à maintenant, en restant l’un des trois membres français en activité, notamment avec Alain Dimeglio.
Ces réunions ayant lieu à chaque fois dans une ville différente, il a profité de ces congrès au début de sa carrière hospitalière pour visiter les services hospitaliers de référence à chaque fois que cela était possible. En plus de la notoriété internationale que cela a pu lui apporter, il a beaucoup appris lors de ces réunions tout en confrontant les expériences.
Congenital Dislocation of the Hip in Children with Ehlers-Danlos syndrome. O. Badelon, H. Bensahel, Z. Csukonyi, JP. Chaumien, Toronto, May 1987
Subtalar posterior displacement osteotomy of the calcaneus. A preliminary report of 7 cases. O. Badelon, H. Bensahel, Colorado Springs, May 1988
Posterior segmental spinal instrumentation in scoliosis with transverse process fixation alone in the thoracic segment. O. Badelon, H. Bensahel, San Francisco, May 1990
Infantile coxa vara. A continuing study of 33 cases. O. Badelon, Y. Catonné, H. Carlioz, R. Seringe, J. Dubousset, M. Postel, New Port, May 1992
Iliac acetabuloplasty in early surgical management of complete absence of the femur. Preliminary results of an original procedure. O. Badelon*, I. Legrand, M. Elmaleh, D. Maiza, M. Hassan, Memphis, May 1994
Bracing with limited range of motion for severe chronic cartilage and growth disease of the knee. O. Badelon, Memphis, May 1996 -
L’ Académie nationale de chirurgie est une organisation prestigieuse qui accueille l’élite des chirurgiens reconnus en France. Le grand-oncle du Docteur Badelon, Paul Badelon, avait été académicien après la Deuxième Guerre mondiale. C’était un honneur pour Paul Badelon de venir de Toulon, où il dirigeait l’Hôpital Sainte-Anne, poste équivalent à celui d’amiral en médecine, car il était chirurgien de la Marine, de la « Royale », comme son frère, qui avait connu l’horreur de Mers el-Kébir. C’est en pensant à eux et à l’honneur qui lui était fait par le Pr Georges Casanova que le Docteur Badelon a accepté d’entrer à l’Académie, tout en prévenant qu’il serait très peu disponible pour participer aux réunions le mercredi, qui est un jour privilégié pour consulter les enfants.
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Ce titre de professeur est honorifique. Il a été donné au Docteur Badelon en reconnaissance de l’importance de ses travaux et publications scientifiques sur le plan national et international, et de son activité d’enseignement pendant toute sa carrière hospitalière. Il a toujours aimé transmettre ce qu’il avait appris par le compagnonnage de ses maîtres et par son expérience personnelle. Il a pu le faire auprès des étudiants en médecine de la Faculté Xavier Bichat en faisant des cours magistraux pendant une dizaine d’années, de façon gracieuse, et dans son service avec les jeunes collaborateurs, d’abord à l’Hôpital Bretonneau puis à l’Hôpital Robert Debré jusqu’à sa mise à la retraite hospitalière en 2018. Il a continué à le faire avec les étudiants en stage à l’Hôpital américain de Paris. Il continue à le faire dans sa pratique quotidienne auprès de ses patients en leur consacrant du temps et en acceptant des lycéens stagiaires, de troisième et de seconde, en prenant toutes les précautions nécessaires pour les enfants qu’il prend en charge, toujours accompagnés au moins par un de leurs parents. Plusieurs lui ont expliqué qu’il leur avait donné envie de devenir médecin.
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Pour combler un manque dans tout le département du Morbihan, le Docteur Badelon a ouvert une consultation à Vannes, qui est son centre géographique, ville remarquablement dotée sur le plan médical, aussi bien en libéral qu’à l’hôpital. Il s’agit d’une activité de consultant exclusivement en orthopédie pédiatrique. Il y travaille avec les confrères chirurgiens orthopédistes de la Clinique Océane, en réseau avec tous les médecins de la région, et avec les CHU de Rennes, de Brest et de Nantes.
Les chirurgiens de l’UCOS (Unité de chirurgie orthopédique et sportive) l’ont accueilli pour prendre en charge les enfants et il leur confie les quelques adolescents ayant besoin d’un traitement chirurgical quand cela est possible.
La proximité de PROTEOR lui permet de traiter les déformations de la colonne vertébrale et du thorax avec des résultats excellents qui permettent d’éviter un traitement chirurgical, sauf quand l’évolution est trop avancée. Cette collaboration s’est encore améliorée avec le contrôle systématique des corsets lors d’une consultation commune pour obtenir une efficacité et un confort optimaux.
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La Clinique La Montagne est un établissement conventionné par la Sécurité sociale, doté d’un plateau technique très complet avec une équipe d’anesthésistes remarquables qui ont la pratique des enfants. Le Docteur Badelon a pu y opérer, dans les meilleures conditions, tous les enfants qui ne pouvaient pas être opérés à l’Hôpital américain de Paris pour des raisons financières et tous ceux qu’il ne pouvait pas opérer à l’Hôpital Robert Debré, notamment les adultes qu’il avait pris en charge à l’hôpital pendant leur enfance.
La Clinique La Montagne, qui appartenait à ses médecins quand il a commencé à y exercer, avait été vendue au groupe Ramsay, qui a décidé de regrouper son activité avec la Clinique Lambert à La Garenne-Colombes. Elle a définitivement fermé en 2023 et c’est justement à ce moment que le Docteur Badelon a décidé d’arrêter son activité opératoire à cause de son âge, tout en continuant à consulter aussi bien à Neuilly-sur-Seine, dans un nouveau site, l’Institut d’Orthopédie pédiatrique, qu’en Bretagne, à Vannes et à La Trinité-sur-Mer.
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L’Hôpital américain de Paris est le seul hôpital en France complètement privé, fonctionnant avec les dépenses de sa patientèle et les dons qui bénéficient de déductions fiscales, car c’est un établissement reconnu d’utilité publique à cause de son histoire pendant la Première Guerre mondiale.
C’est son maître, le Pr Jean-Claude Clot, qui le lui a fait découvrir en 1975 en l’y emmenant comme aide opératoire. C’est le Pr Georges Casanova qui a parrainé le Docteur Badelon pour y entrer presque vingt ans plus tard comme chirurgien orthopédiste pédiatrique. Il avait été sollicité par un chasseur de têtes pour devenir directeur des affaires médicales de cet établissement prestigieux, mais c’est son activité de chirurgien qui a pris le dessus. La conjoncture hospitalière ne lui était pas favorable et il avait besoin de plus de liberté et de moyens pour soigner ses patients, moyens qui lui étaient refusés par la hiérarchie. C’était pour lui la possibilité de continuer sa pratique sans mélange des genres, en restant accessible pour tous, même les plus humbles, à l’hôpital public, et en répondant à la demande des autres ailleurs. Il a pu ainsi partager par moitié son activité entre l’Hôpital Robert Debré et une activité libérale en dehors de l’hôpital public jusqu’à sa retraite hospitalière, sans aucune plainte de ses patients, aussi bien pour la qualité de ses soins que pour sa disponibilité, car il avait la possibilité de les accueillir partout en s’adaptant à leurs possibilités.
Il y avait un grand vide en pédiatrie dans le nord-ouest parisien et le Docteur Badelon a pu participer à la création d’un centre de consultation pédiatrique en 1999-2000 avec deux pédiatres, Michel Robin et Olivier Philippe. Il est devenu immédiatement une référence, aussi bien parisienne qu’internationale.
Le Docteur Badelon a été obligé de quitter l’Hôpital américain à l’âge limite d’exercice de 70 ans, ce qui lui a donné l’opportunité de créer un nouveau site à Neuilly-sur-Seine, l’Institut d’Orthopédie pédiatrique, où il continue de consulter en travaillant en réseau.
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Pour pouvoir répondre à la demande de sa patientèle en développant son activité de soins tout en clarifiant son activité au bénéfice des plus humbles, car il n’avait pas la possibilité de le faire dans son service, le Docteur Badelon a fait transformer son poste de praticien hospitalier temps plein en temps partiel, ce qui lui a permis d’augmenter son offre de consultation en continuant à être accessible pour tous, en particulier dans sa pratique hospitalière. Il a pu continuer ainsi à développer son expertise dans la prise en charge des pathologies de la colonne vertébrale et des membres, en particulier dans le traitement des déformations de la colonne vertébrale et du thorax par corsets et dans l’arthroscopie du genou de l’enfant, dont il a été le promoteur dans les années 1980-1990.
Il a été mis à la retraite hospitalière (contre son gré) en novembre 2018, en continuant à prendre en charge tous ceux qui ont voulu le suivre, aussi bien à l’Hôpital américain de Paris qu’à la Clinique La Montagne, grâce à la possibilité d’adapter ses honoraires en libéral, ses honoraires n’ayant jamais été un obstacle pour le voir en consultation, et encore moins en cas d’intervention chirurgicale, la clinique étant conventionnée.
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Chirurgien plein temps dans le service de chirurgie orthopédique pédiatrique, le Docteur Badelon avait la confiance aussi bien de son chef de service que du corps médical et du directeur de l’hôpital, avec qui il avait une relation particulièrement franche et directe. Cette période de sa carrière a été enthousiasmante car, en plus de ses responsabilités de soins, d’enseignement et de recherche clinique, il a pu participer de façon active à l’organisation de son service à l’ouverture de l’Hôpital Robert Debré, en étant en plus responsable de l’organisation du dossier médical et des archives, et coordonnateur du bloc opératoire commun.
Il a aussi créé et organisé l’Association Robert Debré, qui avait pour vocation d’améliorer l’accueil et la prise en charge des enfants et de leurs parents, avec notamment l’organisation de séjours en mer pour les enfants hospitalisés de façon chronique, qui deviendra la Régate des Oursons, et la participation à la création d’un hôtel pour les parents.
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Responsable médical de la mise en route du bloc opératoire commun au moment de l’ouverture de l’Hôpital Robert Debré, puis de son organisation et de son fonctionnement pendant deux ans.
Le Docteur Badelon venait tout juste d’être nommé praticien hospitalier après plusieurs années d’investissement total pour son hôpital et son service, à un âge où d’autres sont nommés professeurs des universités pour un cursus et des travaux scientifiques bien moindres. Il avait des idées et une énergie qui lui permettaient en même temps d’organiser les urgences chirurgicales et d’assister son patron dans l’organisation de son service, dans l’enseignement qu’il faisait gracieusement en cours magistraux à la Faculté Xavier Bichat, dans les travaux scientifiques du service avec une reconnaissance internationale aux États-Unis et en Europe.
Son autorité au bloc opératoire commun n’était pas acceptée par tous les chefs de service, mais l’appui des anesthésistes et des cadres lui a permis de le faire dans les meilleures conditions.
Bien avant l’ouverture, il a pu bénéficier de la confiance et de la réactivité du directeur, André Muller. Le couloir périphérique d’évacuation des déchets avait été obturé par des cloisons qu’il a fallu abattre. Aucune chambre de repos n’avait été prévue pour les équipes de garde et il a pu en faire installer suffisamment à côté du bloc opératoire.
Il a fallu qu’il résiste à la mode de la polyvalence des salles voulue par les cadres pour respecter la séparation de la chirurgie propre et septique et la préservation d’une salle pour les urgences.
Le programme était fait une fois par semaine pour tous les services.
Une fiche de liaison a été créée pour la surveillance et les soins postopératoires avec un dossier médical minimum, prémices du dossier médical informatisé qui était en préparation.
Malgré le succès de cette organisation, dans une ambiance sympathique avec un travail d’équipe de fond, le Docteur Badelon a été obligé d’abandonner cette responsabilité passionnante pour se concentrer sur son activité de soins.
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La gestion de la santé demande de l’imagination et du courage politique pour sauver l’universalité de la Sécurité sociale et de l’hôpital public tout en respectant l’activité libérale et le secteur privé, qui sont des compléments indispensables. La vision comptable aveugle n’est pas une solution. Il faut changer les comportements. Il faut permettre aux soignants de donner du temps aux malades.
Le Docteur Badelon a organisé en février 2014 une réunion à Paris sur l’accès aux soins et le risque de désertification médicale en Île-de-France, malheureusement dans l’indifférence générale, car il était encore possible de corriger les erreurs du ministère de la Santé et en particulier des directions régionales de la CPAM, qui participaient à cette évolution par une attitude très agressive vis-à-vis de tous les soignants, complètement dépassés par l’augmentation de leurs charges.
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Cette courte expérience du syndicalisme a permis au Docteur Badelon de connaître des confrères passionnés par la défense de leur profession, mais il s’est rendu compte que sa pratique professionnelle ne lui permettait pas de consacrer suffisamment de temps pour être vraiment efficace.
Ce passage l’a tout de même fait réfléchir sur le syndicalisme médical, et sur le syndicalisme en général, car les maux et les paradoxes étaient identiques. Une très faible représentativité au sein de la profession. Une personnalisation des instances.
En fait, la tutelle tenait son pouvoir dominant du manque de cohérence entre les spécialités, entretenant une véritable zizanie entre les médecins dès le début des négociations, en commençant par répartir la valorisation des actes à « enveloppe fermée », car cela veut dire déshabiller l’un pour habiller l’autre.
L’agitation syndicale, avec des mouvements de grève souvent avortés, bénéficiait surtout aux statuts des organisateurs mais sans effet pour la base, qui avait pourtant fait l’effort de se mettre en grève.
Cela l’a conforté dans ses propositions pour le syndicalisme, qui devrait concerner de façon obligatoire tous les acteurs d’une profession avec une représentation collégiale tournante et non renouvelable, sans aucun subside de l’État, pour rester complètement indépendant et responsable.
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Fondation créée à l’image de ce que le Docteur Badelon avait pu voir fonctionner dans les hôpitaux d’Amérique du Nord, en particulier à Montréal, à l’Hôpital Sainte-Justine.
Son objectif initial était d’améliorer l’accueil des malades et de leur famille, ainsi que leur accompagnement et leur éducation face à la maladie.
Le Docteur Badelon a proposé sa création à la Direction de l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris, qui a été très réticente dans un premier temps, mais cette idée a heureusement germé et a finalement abouti à la création d’une véritable fondation dont le succès a dépassé toutes les espérances, sous la présidence du Pr Claude Griscelli.
C’est André Muller, directeur de l’Hôpital Robert Debré, qui connaissait son engagement pour cette création, qui l’a proposé pour faire partie des membres fondateurs alors qu’il n’était qu’un simple praticien hospitalier. Il a participé pendant plusieurs années au conseil d’administration, assistant à la naissance de l’opération « Pièces Jaunes », qui est devenue une véritable cause nationale dont les fruits ont été partagés.
C’est Geneviève Barrier, PU-PH en anesthésie-réanimation à l’Hôpital Necker-Enfants malades, qui a brandi son porte-monnaie en disant qu’elle avait plein de petites pièces jaunes dont elle ne savait que faire et qu’il faudrait pouvoir les donner pour les enfants malades.
L’idée géniale a été d’associer la Poste, qui a permis, avec ses petites boîtes distribuées un peu partout, de motiver tous les enfants de France à cette quête généreuse.
Son succès a été tel que la Fondation Hôpitaux de Paris est devenue la Fondation Hôpitaux de France, d’autant que sa présidente était devenue la Première dame, Madame Jacques Chirac.
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Membre actif du Club européen de la santé, avec l’initiative et l’organisation du premier colloque européen sur l’enfant et la sécurité en Europe, qui a eu lieu en 1992. Ce congrès a permis à de nombreuses associations de se rencontrer et de comparer leurs actions. Plus que jamais, le Docteur Badelon a voulu à cette occasion souligner qu’une bonne politique de prévention devait reposer sur une éducation et une information objective de la population, sans craindre de montrer la réalité au lieu de diffuser des messages symboliques presque ésotériques ayant un impact tout à fait insuffisant.
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Cours magistraux aux étudiants en médecine de la Faculté Xavier Bichat en orthopédie pédiatrique et en anatomie fonctionnelle. Le Docteur Badelon avait la passion de l’enseignement au contact des étudiants, qui le lui rendaient bien. Il a pu leur transmettre à sa façon ce qui lui paraissait le plus important. Il l’a fait de façon gracieuse pendant une dizaine d’années, car il n’était pas professeur des universités, bloqué par une querelle entre les patrons parisiens, qui lui reprochaient d’être devenu l’assistant du Pr Henri Bensahel à l’Hôpital Bretonneau alors qu’ils étaient en compétition avec lui pour l’ouverture de l’Hôpital Robert Debré. Le Pr Bensahel lui avait donné des responsabilités importantes, aussi bien dans la prise en charge des pathologies les plus lourdes, notamment la chirurgie des déformations de la colonne vertébrale, que dans l’organisation de son service à l’Hôpital Bretonneau puis à l’Hôpital Robert Debré.
Il a arrêté cette activité passionnante, dont il avait la vocation, car il lui fallait plus de temps pour se consacrer à son activité de soins, en laissant la place à ceux qui étaient rémunérés pour cela.
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Association dont les objectifs prioritaires sont l’amélioration de l’accueil des enfants malades et de leurs parents.
Après avoir proposé sa création lors des réunions préparatoires à l’ouverture de l’hôpital, il a fallu l’organiser, créer ses statuts et la faire vivre, imaginer des activités pour les enfants malades, notamment les emmener naviguer en Bretagne à l’occasion des premières Régates de l’AP-HP, ce qui allait devenir la Régate des Oursons.
Le Docteur Badelon se souviendra toujours des premières sorties avec des enfants malades qui souvent n’avaient jamais vu la mer et qui pour certains n’ont pas survécu longtemps.
Il avait eu l’idée de le faire lors des premières régates de l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris, qui avaient eu lieu à La Trinité-sur-Mer, son port d’attache. Il pensait pouvoir embarquer les enfants malades sur la goélette familiale, mais son père, qui était assureur, avait craint d’accepter à cause de sa responsabilité. Ils avaient finalement loué des bateaux à Port-la-Forêt. Cette aventure avait continué sans lui grâce à l’énergie de Roland Plaut, responsable du service technique de l’hôpital, et à la collaboration de la Fondation Éric Tabarly. Il en était d’autant plus heureux qu’Éric Tabarly avait été son héros dans sa jeunesse et que sa famille avait partagé d’une certaine façon ses aventures, mais c’est une autre histoire.
En tout cas, il est heureux de voir cette aventure continuer grâce à l’investissement de tout l’hôpital et de ses donateurs.
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Direction de la rénovation du pavillon chirurgical de l’Hôpital Grall de Saïgon en collaboration avec Architectes sans frontières au sein de la Fondation Grall, à la demande du Pr de Paillerets.
Il était au courant de la mission que le Docteur Badelon avait faite dans la région pour organiser la prise en charge des enfants handicapés et des hôpitaux pédiatriques.
Sa conclusion avait été d’investir avant tout dans les hôpitaux qui avaient été construits par la France, car ils lui paraissaient particulièrement adaptés aux conditions locales par leur architecture et leur organisation pavillonnaire.
Ils symbolisaient encore une image positive de la France malgré le souvenir de la guerre coloniale de libération de leur pays.
Cela lui paraissait valable aussi bien à Saïgon, au Vietnam, qu’à Phnom Penh, au Cambodge.
Gustave Eiffel avait participé à la construction de plusieurs pavillons de l’Hôpital Grall à Saïgon et d’un pavillon royal à Phnom Penh.
Le Docteur Badelon ne sait pas si la tutelle à qui il avait transmis son dossier avait été sensible à ses arguments.
En tout cas, c’est bien le ministre Bernard Kouchner qui a déclenché par la suite la rénovation des bâtiments Eiffel après avoir visité les lieux, alors qu’il était ministre de la Santé et de l’Aide humanitaire.
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Conseiller auprès de Jean de Savigny, directeur des affaires médicales à la Direction générale de l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris :
participation régulière aux réunions de la Direction ;
travail de réflexion avec production de rapports, en particulier sur les urgences hospitalières, l’hôpital de jour, l’organisation médicale, les carrières hospitalières et universitaires, la place de l’hôpital dans le système de soins.
Le Docteur Badelon venait d’être nommé praticien hospitalier et s’est retrouvé avec la possibilité de s’exprimer sur la création de services, de projets de construction d’hôpitaux, et surtout d’organisation des soins et des carrières.
Il était intervenu à l’Hôpital Bretonneau, en tant que chirurgien de garde, sur des dysfonctionnements qui lui avaient paru suffisamment importants pour contacter l’administrateur de garde à la Direction générale, une fois au sujet d’un refus de l’administration d’hospitaliser un enfant en situation irrégulière, une autre fois pour la prise en charge d’un adolescent violent, mineur isolé, qui avait frappé une infirmière en hospitalisation. Il avait fait des propositions, car il n’y avait pas de structure adaptée à l’AP-HP.
Il a été aussi très actif pour l’ouverture de l’Hôpital Robert Debré, faisant des propositions d’organisation et de financement, et même de modification à 18 ans de l’âge limite d’hospitalisation en pédiatrie, alors qu’il était de 15 ans et 3 mois, pour répondre aux nouveaux droits de l’enfant qui allaient être signés en 1989.
Ces propositions ont attiré l’attention. À l’époque, le Docteur Badelon suivait des cours de santé publique à la Faculté Lariboisière dans un module « Hôpital et systèmes de soins », pour obtenir un DEA. Il a pu faire ainsi un travail appliqué en s’inspirant de ce qu’il avait pu observer dans ses visites de compagnonnage en France, au Canada et aux États-Unis.
Cette période passionnante a certainement ouvert sa réflexion politique dans le domaine de la santé et dans les autres domaines qui lui sont liés.
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Mission d’étude sur l’organisation de la prise en charge des enfants handicapés au Vietnam Sud et au Cambodge, avec la proposition de centraliser tous les efforts sur les anciens hôpitaux français, c’est-à-dire l’Hôpital Grall à Saïgon et l’Hôpital Calmette à Phnom Penh, car ces hôpitaux avaient été construits en pavillons, ce qui lui paraissait beaucoup mieux adapté au climat que les grands bâtiments, et surtout l’image de la France était encore présente pour tous de façon positive.
Ce choix n’avait pas eu la faveur de la Direction de Médecins du monde, car il n’était pas politiquement correct par rapport aux médecins en place. Le Docteur Badelon a compris par la suite que son projet de rénovation de l’Hôpital Grall aurait été en concurrence avec la création de structures privées, qui ont d’ailleurs été de vrais succès au Vietnam.
Au Cambodge, c’est bien à l’Hôpital Calmette que la médecine humanitaire s’est investie quelques années après.
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Chirurgien-attaché temps plein dans le service de chirurgie orthopédique et traumatologique pédiatrique, adjoint du chef de service (Pr Bensahel), et chargé d’enseignement en anatomie fonctionnelle et en orthopédie pédiatrique.
À l’époque, le Pr Bensahel n’avait pas la possibilité d’obtenir un poste de PU-PH pour nommer le Docteur Badelon à la fin de son clinicat ; par contre, il le considérait comme son adjoint, avec une promesse de nomination. Le Docteur Badelon a eu une possibilité de nomination à Rouen à cause du décès du titulaire, mais il s’est heurté à la même adversité qu’à Paris, et il a failli accepter plusieurs propositions d’installation en libéral, notamment à Lorient.
Ayant des promesses de nomination et emporté par l’importance de ses responsabilités, car il était considéré comme l’adjoint quasi officiel de son patron par toute la communauté, il a préféré continuer à s’investir complètement dans son service, d’autant que son épouse avait également une carrière très prometteuse à Paris en ophtalmologie.
C’est à cette époque qu’il a commencé à avoir de nombreux contacts avec le futur directeur de l’Hôpital Robert Debré et avec un jeune cadre de l’administration centrale aux affaires médicales, qui lui a fait confiance en le présentant à son directeur, Jean de Savigny, pour devenir son conseiller médical, en tant que praticien hospitalier, alors que jusque-là il fallait être PU-PH pour avoir cette confiance très privilégiée !
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Chirurgien dans le service de chirurgie orthopédique et traumatologique pédiatrique de l’Hôpital Bretonneau et adjoint du chef de service (Pr Bensahel), chargé d’enseignement en anatomie fonctionnelle et en orthopédie pédiatrique.
Ces deux années ont permis au Docteur Badelon de continuer ce qu’il avait déjà commencé pendant sa première année d’assistanat en organisant les urgences, en particulier une double astreinte en chirurgie de la main grâce à l’expérience acquise au SOS Mains de l’Hôpital Bichat et à la collaboration de ses anciens internes ; en développant le traitement des déformations de la colonne vertébrale et du thorax avec des protocoles de plus en plus efficaces grâce aux corsets de PROTEOR ; en améliorant les protocoles de traction pour les luxations congénitales de hanche ; en créant le premier fixateur externe radio-transparent, un matériel d’ostéosynthèse pour le rachis breveté par l’AP-HP ; en développant l’arthroscopie de l’enfant et de l’adolescent.
C’est à cette époque qu’il a commencé de nombreux travaux de recherche clinique innovants qui lui ont permis d’être reconnu en orthopédie pédiatrique sur le plan national et international, notamment aux États-Unis.
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Chirurgien dans le service de chirurgie orthopédique et traumatologique et chargé d’enseignement à la Faculté Xavier Bichat :
Assistant du Pr Jean-Yves Alnot (unité de chirurgie du membre supérieur, de la main et des nerfs périphériques : 1 an)
Assistant du Pr Jacques Duparc (unité de chirurgie du membre inférieur : 1 an)
Chirurgien de garde pour la traumatologie et SOS Mains (2 ans)
Ces deux années ont été très formatrices pour le Docteur Badelon, avec des maîtres au tempérament différent mais d’une très grande rigueur intellectuelle et technique.
La première a été consacrée à la chirurgie du membre supérieur, en particulier la chirurgie nerveuse avec la réparation des lésions traumatiques du plexus brachial, et bien sûr toute l’activité de chirurgie réparatrice et d’urgence dans l’un des premiers centres de SOS Mains.
La deuxième a été consacrée à la chirurgie du genou et de la hanche, surtout prothétique, avec en plus la chirurgie tumorale avec des reconstructions massives.
À côté de ces activités liées à celles de ses maîtres, ils lui ont accordé leur confiance pour opérer les traumatismes de la colonne vertébrale avec l’expérience qu’il avait acquise pendant son année comme assistant chez Raymond Roy-Camille.
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Cette année a été très particulière, car le Docteur Badelon devait avoir un poste temps plein dans le service du Pr Raymond Roy-Camille en attendant d’être chef de clinique à l’Hôpital Bichat. Celui-ci lui a annoncé à peine quelques mois avant que cela serait impossible.
Cela a finalement été une opportunité pour lui de rencontrer le Pr Henri Bensahel, qui cherchait un chirurgien pour prendre en charge les pathologies de la colonne vertébrale au départ de J.-L. Briard. C’est ce dernier, qui l’avait connu à l’Hôpital Beaujon, qui l’a présenté pour prendre sa suite en étant à mi-temps.
Finalement, il a tout de même obtenu des vacations supplémentaires pour aller à la Pitié également à mi-temps.
Cette année a été très active, partagée entre ces deux services avec de lourdes responsabilités, notamment des gardes d’assistant au rythme d’une par semaine et d’un week-end par mois dans chaque service.
Cela lui a permis d’acquérir une expérience pratique assez exceptionnelle, notamment dans le domaine du rachis.
Cela lui a permis aussi, alors qu’il était très jeune, de prendre en pleine responsabilité le traitement des scolioses, avec l’ouverture d’une consultation d’appareillage avec la collaboration du Dr Laburthe-Tolra, médecin conseil de la Sécurité sociale, et de Pierre Boivent de PROTEOR, consultation qu’il a continuée ensuite sans interruption pendant les deux années suivantes passées à l’Hôpital Bichat.
C’est à la fin de cette année de collaboration fructueuse avec le Pr Henri Bensahel que celui-ci lui a proposé de devenir chef de clinique - assistant dans son service pendant deux ans avant de pouvoir devenir PU-PH et prendre plus tard sa succession.
Un rêve pour lui, qui voulait faire carrière dans cette spécialité en faisant de l’enseignement et de la recherche clinique.
Pour cela, il fallait qu’il attende deux ans pour que le poste se libère. Il se trouve qu’il avait trois années garanties à l’Hôpital Bichat, qu’il a raccourcies à deux pour compléter sa formation dans la chirurgie des membres supérieurs et inférieurs.
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Service de chirurgie maxillo-faciale et dentaire à l’Hôpital Ambroise Paré (Pr Crépy), 6 mois : l’activité d’urgence ayant complètement chuté grâce à la ceinture de sécurité obligatoire, le Docteur Badelon a pu prendre des gardes d’interne dans le service de chirurgie générale
Service de chirurgie orthopédique et traumatologique au CHD Victor Dupouy à Argenteuil (Dr Zucman), 6 mois
Service de chirurgie orthopédique et traumatologique de l’Hôpital de Saint-Germain-en-Laye (Dr Lamare), 6 mois
Service de chirurgie orthopédique et traumatologique de l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Prs Roy-Camille et Saillant), 6 mois
Service de chirurgie orthopédique et traumatologique de l’Hôpital Bichat (Prs Duparc et Alnot), 1 an
Service de chirurgie orthopédique et traumatologique de l’Hôpital Beaujon (Prs Cauchoix et Deburge), 6 mois
Service de chirurgie orthopédique pédiatrique (Pr Rigault), 1 an
Certains pourraient remarquer qu’il y a un semestre de trop dans l’internat du Docteur Badelon. Ayant la vocation de la chirurgie pédiatrique depuis son stage d’externe auprès de Jean-Claude Pouliquen et de Gérard Saillant, il voulait avoir une formation particulière dans la prise en charge des polytraumatisés et de la chirurgie du rachis, ce qui l’a naturellement orienté vers l’équipe de Raymond Roy-Camille à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Ce service était réservé aux internes en fin de cursus et il voulait finir son internat à l’Hôpital Necker-Enfants malades. Il a fait le choix de proposer à Raymond Roy-Camille de venir gracieusement dans son service en prenant six mois de disponibilité. Il a pu avoir la même activité que les autres internes, en ayant en plus la chance d’assister Gérard Saillant et de prendre ses gardes avec Thierry Judet. Étant le plus jeune, il était préposé aux ablations de matériel, ce qui lui a beaucoup appris. En plus, il a eu le privilège d’être l’aide opératoire de Robert Judet dans sa Clinique Jouvenet, ce qui lui a permis de payer son loyer.
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À peine nommé au concours de l’internat des Hôpitaux de Paris, le Docteur Badelon a été appelé pour faire son service national. Il avait le choix entre le service militaire, la coopération civile dans des pays étrangers et le volontariat pour l’aide technique dans les départements d’outre-mer. Il a failli se porter volontaire pour embarquer avec Éric Tabarly comme médecin du bord, car il avait passé toutes ses vacances d’enfant dans la propriété bretonne de son grand-père, qui partageait un mur mitoyen avec la famille Tabarly, mais il voulait vraiment soigner, en particulier opérer, et surtout, il craignait d’oublier sa vocation de chirurgien au contact de ce marin mythique. Il a déposé un dossier pour rejoindre le Pr Catonné à Fort-de-France, car il aurait pu à la fois naviguer dans les îles et apprendre son métier à ses côtés. Le cadre administratif qui traitait les dossiers au ministère inversait systématiquement les dossiers entre les Antilles et La Réunion. Il s’est retrouvé à La Réunion, au CHD Félix Guyon, dans un hôpital qui drainait presque toute l’île à l’époque, avec des accidentés de la route et des champs, des pathologies très lourdes. Il pouvait bénéficier des conseils des chirurgiens en titre et surtout de ses livres, avec une activité chirurgicale intense dont le programme dépassait largement celui de ses collègues restés à Paris. Les excursions en montagne et les siestes au bord de la mer étaient leur récompense.
Il est très fier d’avoir provoqué la création d’une activité de chirurgie orthopédique pédiatrique à La Réunion. Ayant été externe à l’Hôpital Raymond Poincaré dans le service du Pr Judet à Garches, dans l’unité pédiatrique dirigée par le Pr Pouliquen, il s’est naturellement tourné vers lui pour lui demander des conseils, puis pour demander à son chef de service de l’inviter afin de faire des missions, comme le faisait déjà le Pr Vilain. Le Pr Pouliquen est revenu ensuite régulièrement avec son équipe, avec depuis une véritable structure hospitalière dans cette spécialité.
Le Dr Olivier Badelon a été nommé à l'Internat des Hôpitaux de Paris dès la fin de ses études de médecine. Il a consacré son service national à la population réunionnaise en chirurgie générale, plutôt qu'à l'armée.
Il a orienté son internat vers l'orthopédie réparatrice et la traumatologie, dans les services de Raymond Roy Camille, de Jacques Duparc, de Jean Cauchoix et de Pierre Rigault, à l'Hôpital Necker-Enfants malades. Il a ensuite partagé son clinicat entre l'orthopédie adulte et l'orthopédie pédiatrique dans le service de Henri Bensahel, à l'hôpital Bretonneau, où il a pris des responsabilités importantes dans le traitement des déformations de la colonne vertébrale, ainsi que dans la prise en charge des pathologies du sport, de la chirurgie de la main et du membre supérieur.
Il a poursuivi cette collaboration après l'ouverture de l'Hôpital Robert Debré, participant à son organisation : responsabilité du bloc opératoire commun à tous les services, des archives médicales, et création de l'Association Robert Debré.
Sa formation s'est complétée par un « tour de France » de compagnonnage pendant son clinicat, à Lille, Lyon, Marseille et Montpellier, qui a nourri à la fois l'organisation de sa pratique hospitalière et l'application de ses techniques de soin.
Praticien Hospitalier, il a ensuite partagé son activité entre l'Hôpital Universitaire Robert Debré, une activité libérale à la Clinique Nollet puis à la Clinique La Montagne, et la création de l'unité de Pédiatrie de l'Hôpital Américain de Paris. Depuis la fermeture de la Clinique La Montagne et la fin de son activité à l'Hôpital Américain de Paris, il poursuit ses consultations dans le cadre de son réseau de soignants constitué tout au long de sa carrière hospitalière et libérale.
Formation et parcours hospitalier
Innovation et protocoles
La confiance accordée par Henri Bensahel au Dr Badelon lui a permis de développer de nouvelles activités et des protocoles originaux :
une formation en chirurgie de la main et du membre supérieur, acquise en participant pendant 2 ans à l'activité de « SOS Main » de l'Hôpital Bichat, qui l'a conduit à créer le premier « SOS Main » de l'enfant, avec l'organisation d'une équipe d'astreinte ;
le développement de l'arthroscopie chez l'enfant, après avoir découvert cette technique non invasive chez l'adulte. Il a été le premier à l'appliquer à l'orthopédie pédiatrique ;
une prise en charge non hospitalière des déformations de la colonne vertébrale et du thorax, inspirée de ses stages au Centre des Massues de Lyon auprès de Pierre Stagnara, et auprès d'Alain Diméglio à Montpellier.
Le Dr Badelon a participé de façon importante à la recherche clinique en orthopédie pédiatrique, avec plus de 200 publications et communications nationales et internationales. Il a été membre, dès le début de sa carrière, des sociétés savantes françaises et internationales d'orthopédie, en particulier :
Publications et sociétés savantes